30 mai 2009

Un après-midi parmi les dieux ...

C’est toujours au moment de partir, qu’on fait les découvertes les plus intéressantes, Moi, par exemple, après bientôt 3 ans et demi au Japon, j’ai enfin compris les règles du Baseball (Dine toujours pas) et j’ai surtout eu la chance de pouvoir assister à un tournoi de Sumo en « live ».

Comment ça marche ?

Tout se joue sur une arène carrée appelée dohyo de 18 pieds de large sur 2 pieds de haut (5,5 m x 0,6m). Et comme c’est trop facile, on dessine dans ce carré un cercle de diamètre 15 pieds (4,75m) qui représente la zone de combat. Ce dohyo est surplombé par un toit censé représenter les toits des temples Shinto, berceaux historiques du sumo.
Les règles sont simples, le premier qui sort du cercle ou qui touche le sol a perdu. Autre chose importante, il n’y a aucune règle sur le poids des participants. Ainsi nous avons eu le plaisir de voir un combat entre un sumo de « seulement » 120kg et un autre de 248kg (oui, vous avez bien vu, 2-4-8 kg).


Au passage vous remarquerez la généreuse place réservée au spectateur… dans un box de 1,10m x 1,10m on met 4 japonais… je vous laisse imaginez l’état à la sortie de 4h de sumo avec 4 européens pas minces dans le même box...

Le tournoi commence par la présentation des sumos et de leur maison respective. Chacun jure de respecter honneur et fair-play durant les matchs.



Ceux-ci débutent par le traditionnel jeté de sel qui purifie l'arène et attire la chance sur le sumotori. Puis, on prend position, on se regarde droit dans les yeux pour s'intimider. Et ce pendant prés de 4 minutes.

Et le combat commence ...

10 mai 2009

On the road ...

... again

Pour notre dernier voyage au pays du soleil levant, nous avions le choix de partir une nouvelle fois vers l’inconnu et au-delà, ou bien retourner dans un endroit que nous avions aimé. Dans ce choix cornélien ô combien difficile, nous avons été aidés par ce dicton chinois : « Si shuan tseu su, tseu shii shan seuu » que l’on traduirait par : « si tu veux pas t’embêter, retourne là où tu connais ». Fort de ce conseil nous avons donc décidé de repartir pour Urabandai, dans ce petit hôtel à l’architecture quasi suisse, juste au bord d’un lac perdu dans les montagnes.
Nous revoici donc en voiture pour un trajet égal à Jouy/Cancale, où nous pouvons profiter une dernière fois des paysages de la campagne japonaise, accompagnés pour l’occasion d’un ami et de sa bien-aimée.

... vers Urabandai

Une fois sortis de Tokyo, de ses gratte-ciels et des autoroutes aussi hautes que ces derniers, nous voici donc dans le vif du sujet. Enfin, si on peut appeler ça un sujet, étant donné que les autoroutes sont bordées de murs anti-bruits des deux cotés. Il faut donc être un as de la photographie pour voir le sujet, faire la mise au point et prendre la photo, le tout en 1/4 de secondes, temps imparti durant lequel le mur est ajouré. C’est peut être là, la clef du succès des petits compacts ultra rapides.
En tout cas, notre reportrice de choc et de charme a tentée de faire le maximum pour vous ramener de superbes plans de la campagne malgré un temps plutôt gris (comment ça, et une vitesse excessive ??).





L’auberge est restée telle que dans nos souvenirs. Le lac grandiose juste devant, le onsen privatif, le jacuzzi et ils servent toujours le repas de midi à 8h00 du matin :) Un endroit bien sympa, de quoi refaire le plein de vitamines et de chlorophylle. Abigaël en a profité pour redécouvrir cet endroit par ses propres moyens cette fois-ci, de la salle principale, aux cuisines, jusqu'à la terrasse... pour le plus grand bonheur de nos hôtes et de leurs clients.




Nous avons donc pu redécouvrir des chemins empruntés l’an dernier, mais en découvrir de nouveaux, et pas des moindres : la chute d’eau cachée dans la forêt ou encore la rivière aux multiples cascades qui l’espace d’une heure nous a permis de faire un petit pique-nique « à la fraîche ».





... méfies-toi des voitures blanches

Pour ceux qui ont eu la chance de partager un trip en voiture avec nous, ils savent qu’on ne s’ennuie pas et que l’organisation ne recule devant aucun sacrifice. Et, histoire de finir en beauté, il ne manquait que cette petite anecdote pour compléter un tableau de chasse déjà bien garni...
Même si les autoroutes sont limitées à 100km/h, la plupart des japonais ne roulent pas à cette vitesse, certains au-dessus et pas mal en dessous aussi. Alors, à la française – c’est-à-dire très gentiment – on fait des appels de phares à la voiture de devant pour qu’elle retourne avec les gastéropodes.

Sauf qu’au Japon, faut se méfier des escargots blancs, parce que sinon 400m après, ça se finit comme ça :


[tdlr : suivez la patrouille]


et la visite de la voiture de police en prime, c’est cadeau, non, non, j’insiste (tu vois tu roulais trop vite...).




Très courtois et gentlemen, à aucun moment on ne s’est senti agressés comme chez nous. A s’excuser même de nous demander de les suivre, voire à nous demander si "peut-être, nous étions pressés ?" ...
On a presque honte d’avoir eu un fou rire dans leur voiture quand je me suis rendu compte qu’en effet, cette fameuse voiture blanche... ne serait-ce pas celle à qui j’ai fait des appels de phares un peu plus tôt pour qu’elle se pousse ???
Donc après la crevaison sur l’autoroute en 2007, les 2h passées dans chaque stations-service entre Nagoya et Tokyo en 2008, l’apothéose en 2009 : la voiture de police.

... vers Hong Kong

Ce fut difficile de choisir une dernière destination, mais ce fut un très bon choix. Avec le recul, on se dit qu’on aurait dû y aller plus souvent, mais reste la question du prix. Aller a Urabandai, c’est aussi facile que d’aller à Cancale, excepté les tarifs rédhibitoires des autoroutes et des auberges japonais.
C’était sans doute notre dernière sortie de Tokyo, mais c’est exactement ce qu’on avait besoin. On va profiter des semaines qui viennent pour prendre un maximum de souvenirs et pouvoir refermer le livre « Tokyo, 2006-2009 » sans regrets, juste un petit pincement au cœur ...

21 avril 2009

Ca sent la fin... J-60

Dans deux mois nous volerons de nouveau vers la France, pour nos vacances. Et tel que cela se profile, cela sera certainement le jour ou je ferai mon "Sayonara" a Tokyo, au Japon, à nos 3 ans 1/2 fabuleux ici. Deux mois... c'est tellement court !

Voila, je verse ma larme, et je reviens à mes moutons... qui sont allés se promener ce week-end à Odaiba. Une énième fois ; la dernière fois sans doute. Du coup, bateau oblige. Parce qu'on aime ça, et parce qu'Abigael aime ça aussi. Il faisait beau, à peine une petite brise. Les gens jouaient au volley sur la plage, les musiciens s'entrainaient au swing en plein air pour ma plus grande joie, les cafés en terrasse n'étaient pas bondes. Une journée sympa.

Des petites photos :





Mais surtout, ce billet avait d'abord pour but quelques petites perles prises ces derniers jours. On vous laisse savourer et commenter :

Ça c'est juste à cote de chez nous.




Courrier reçu dans notre boite aux lettres un soir.




Et celle-ci. Sans commentaires. Juste je repense à nos 4 frapadingues qui s'étaient baignés un après-midi de plein aout dans les eaux d'Odaiba il y a à peine 3 ans. Je précise qu'il devait y avoir 30cm de fond.



Et avis pour nos lecteurs au Japon : nous avons 2 petits meubles à vendre en ce moment ! C'est sur les Ventes de Seb&Dine.

05 avril 2009

Une derniere a Kamakura ?

A l'instar de Nikko, Kamakura est une destination de choix pour un trip à la journée depuis Tokyo. C'est toutefois moins loin et moins cher, même si en contrepartie le paysage n'y est pas aussi beau.

C'est quoi ? C'est où ?

Ca se situe à 3/4h au sud de Tokyo, après la megalopole Tokyo-Kawasaki-Yokohama, au bord de l'ocean pacifique.
Kamakura fut capitale shogunale pendant 120 ans au XIIIe siècle. Il ne reste bien évidemment plus trace de ce passe politique, mais la ville a conserve un fort héritage religieux. Il y en a pour tous les gouts : grands complexes bouddhique ou shinto ; temples de rang moyens ; petits temples et sanctuaires perdus à l'orée d'une foret, au détour d'une rue, dans un bois de bambous... Idéal pour les marcheurs qui peuvent marcher, marcher, marcher et toujours découvrir ; et idéal aussi pour les fainéants car les temples principaux sont à une foulée de geta des stations de train. On y trouve un peu de fraicheur et de bise marine (un peu, hein !), des petits zozios et des plus grands (et même pas que des corbeaux !), de zolies fleurs, etc etc...
Seb voulant retourner à Kamakura une deuxième fois, Dine y est allée aussi... pour la quatrième fois ! Dommage que cette fois encore, comme il y a 4 ans, les cerisiers n'étaient pas fleuris... il devait manquer 2-3 jours :(

Depuis 2000 et 2005 (et 2007), les photos sont les mêmes. Mais comme nous n'avions pas tout mis, on se rattrape cette fois-ci. Un peu ici, le reste sur la galerie !







Et pour l'anecdote des habitués : en allant de la gare de Kamakura au Hachiman-gu par la petite allée piétonne, au milieu des ateliers d'artistes et autres boutiques pour les touristes (sic !), se trouve sur le coté droit une crêperie. Ou on trouve des vraies crêpes, juste beurre-sucre ou juste confiture, au Grand Marnier ou au Cointreau. Pas chères. Et bonnes. De quoi se consoler d'une crêpe "Tuna Curry Pizza Cheese" de chez Marion Crepes à Harajuku :(

26 mars 2009

Mignonne, allons voir si...

... pas seulement la rose... sont la :)

Quatrième saison des sakura pour nous. L'impatience est là. Les boutons éclosent, l'effervescence sera pour ce week-end. Petit aperçu du coin de notre rue.

Mais il n'y a pas que les sakura. Les allées de rose remplies sont certes magnifiques, mais ce que j'attends surtout, ce sont :

Les magnolias, en prem's !


Et aussi les camellias


Et puis aussi les azalées, dont la floraison est plutôt attendue vers fin avril :


Voici donc un apercu des cerisiers, a J-3 environ.




Et pour le plaisir... c'est assez rare pour le souligner ...