... againPour notre dernier voyage au pays du soleil levant, nous avions le choix de partir une nouvelle fois vers l’inconnu et au-delà, ou bien retourner dans un endroit que nous avions aimé. Dans ce choix cornélien ô combien difficile, nous avons été aidés par ce dicton chinois : « Si shuan tseu su, tseu shii shan seuu » que l’on traduirait par : « si tu veux pas t’embêter, retourne là où tu connais ». Fort de ce conseil nous avons donc décidé de repartir pour Urabandai, dans ce petit hôtel à l’architecture quasi suisse, juste au bord d’un lac perdu dans les montagnes.
Nous revoici donc en voiture pour un trajet égal à Jouy/Cancale, où nous pouvons profiter une dernière fois des paysages de la campagne japonaise, accompagnés pour l’occasion d’un ami et de sa bien-aimée.
... vers UrabandaiUne fois sortis de Tokyo, de ses gratte-ciels et des autoroutes aussi hautes que ces derniers, nous voici donc dans le vif du sujet. Enfin, si on peut appeler ça un sujet, étant donné que les autoroutes sont bordées de murs anti-bruits des deux cotés. Il faut donc être un as de la photographie pour voir le sujet, faire la mise au point et prendre la photo, le tout en 1/4 de secondes, temps imparti durant lequel le mur est ajouré. C’est peut être là, la clef du succès des petits compacts ultra rapides.
En tout cas, notre reportrice de choc et de charme a tentée de faire le maximum pour vous ramener de superbes plans de la campagne malgré un temps plutôt gris (comment ça, et une vitesse excessive ??).



L’auberge est restée telle que dans nos souvenirs. Le lac grandiose juste devant, le onsen privatif, le jacuzzi et ils servent toujours le repas de midi à 8h00 du matin :) Un endroit bien sympa, de quoi refaire le plein de vitamines et de chlorophylle. Abigaël en a profité pour redécouvrir cet endroit par ses propres moyens cette fois-ci, de la salle principale, aux cuisines, jusqu'à la terrasse... pour le plus grand bonheur de nos hôtes et de leurs clients.


Nous avons donc pu redécouvrir des chemins empruntés l’an dernier, mais en découvrir de nouveaux, et pas des moindres : la chute d’eau cachée dans la forêt ou encore la rivière aux multiples cascades qui l’espace d’une heure nous a permis de faire un petit pique-nique « à la fraîche ».


... méfies-toi des voitures blanchesPour ceux qui ont eu la chance de partager un trip en voiture avec nous, ils savent qu’on ne s’ennuie pas et que l’organisation ne recule devant aucun sacrifice. Et, histoire de finir en beauté, il ne manquait que cette petite anecdote pour compléter un tableau de chasse déjà bien garni...
Même si les autoroutes sont limitées à 100km/h, la plupart des japonais ne roulent pas à cette vitesse, certains au-dessus et pas mal en dessous aussi. Alors, à la française – c’est-à-dire très gentiment – on fait des appels de phares à la voiture de devant pour qu’elle retourne avec les gastéropodes.
Sauf qu’au Japon, faut se méfier des escargots blancs, parce que sinon 400m après, ça se finit comme ça :
[tdlr : suivez la patrouille]et la visite de la voiture de police en prime, c’est cadeau, non, non, j’insiste
(tu vois tu roulais trop vite...).


Très courtois et gentlemen, à aucun moment on ne s’est senti agressés comme chez nous. A s’excuser même de nous demander de les suivre, voire à nous demander si "peut-être, nous étions pressés ?" ...
On a presque honte d’avoir eu un fou rire dans leur voiture quand je me suis rendu compte qu’en effet, cette fameuse voiture blanche... ne serait-ce pas celle à qui j’ai fait des appels de phares un peu plus tôt pour qu’elle se pousse ???
Donc après la crevaison sur l’autoroute en 2007, les 2h passées dans chaque stations-service entre Nagoya et Tokyo en 2008, l’apothéose en 2009 : la voiture de police.
... vers Hong KongCe fut difficile de choisir une dernière destination, mais ce fut un très bon choix. Avec le recul, on se dit qu’on aurait dû y aller plus souvent, mais reste la question du prix. Aller a Urabandai, c’est aussi facile que d’aller à Cancale, excepté les tarifs rédhibitoires des autoroutes et des auberges japonais.
C’était sans doute notre dernière sortie de Tokyo, mais c’est exactement ce qu’on avait besoin. On va profiter des semaines qui viennent pour prendre un maximum de souvenirs et pouvoir refermer le livre « Tokyo, 2006-2009 » sans regrets, juste un petit pincement au cœur ...